DES INFOS SUR GUERRE MODERNE

Début mai, nous avons lancé ce nouveau magazine, Guerre moderne, avec l’idée d’en faire l’hebdo qui nous semblait manquer dans l’offre éditoriale en kiosque : un outil d’information sur les luttes et révolutions en cours, fort nombreuses aux quatre coins du monde, et un support d’analyse des « guerres modernes » menées, là aussi sur tous les continents, contre les populations.

Un projet évidemment ambitieux – d’aucuns disaient « trop ambitieux » – porté par une petite association, Distrilibre, dont la trésorerie devait nous permettre la réalisation de quatre numéros jusqu’à l’été, en espérant que ce nouveau magazine se trouve rapidement un lectorat et puisse dégager de ses ventes une partie conséquente de ses frais de production.

Malgré un lancement chaotique – un problème de distribution sur lequel nous n’avions aucune prise – et une absence totale d’information autour de la naissance de cette nouvelle publication dans les médias (à l’exception notable d’Europe 1), plus de cinq mille personnes auront quand même acheté le magazine en kiosque.

Nous avons reçu de nombreux retours enthousiastes de nos lecteurs et lectrices, mais ils n’auront pas été suffisamment nombreux pour que nous puissions financer le maintien de la diffusion en kiosque du magazine au-delà de ses deux premiers numéros.

Si nous avons communiqué sur notre ligne éditoriale, nous n’avons pas présenté la structure soutenant Guerre Moderne, pas plus que son financement. Pas de riche mécène, mais une petite association, Distrilbre, engagée dans l’édition, l’impression, la diffusion et la distribution de livres et… depuis quelques années, de CBD, dérivé non psychotrope du cannabis. Et c’est ainsi que la trésorerie générée par la vente de CBD, et principalement de ses fleurs, nous aura permis d’envisager la création de ce nouveau magazine et le financement de ses premiers numéros.

Mais c’était sans compter sur la « guerre aux fleurs » qu’entendent mener Macron et le gouvernement : alors que nous lancions le magazine se précisait dans les couloirs de Matignon la volonté du gouvernement « d’encadrer » le marché du CBD, en plein développement, et d’interdire la vente de ses fleurs.

La France présentera ainsi à la Commission européenne fin juillet un projet de nouvel arrêté autorisant la production et la commercialisation du CBD, mais, pour des raisons « d’ordre public », interdisant la vente de ses fleurs. La Commission et les États membres doivent remettre un avis circonstancié sur le projet français dans un délai de trois mois, soit à la fin du mois d’octobre.

« Les fleurs et les feuilles ne peuvent être récoltées, importées ou utilisées que pour la production industrielle d’extraits de chanvre. Il en résulte en particulier que la vente aux consommateurs de fleurs ou de feuilles brutes sous toutes leurs formes, seules ou en mélange avec d’autres ingrédients, notamment comme produits à fumer, tisanes ou pots-pourris, leur détention par les consommateurs et leur consommation sont interdites. Cette restriction est justifiée à titre principal par des motifs d’ordre public, dans la mesure où, pour préserver la capacité opérationnelle des forces de sécurité intérieure de lutter contre les stupéfiants, celles-ci doivent pouvoir discriminer simplement les produits, afin de déterminer s’ils relèvent ou non de la politique pénale de lutte contre les stupéfiants. »

Une mesure policière qui met en péril des producteurs et de nombreux commerces en France et qui ne permet plus à Distrilibre de pourvoir au financement d’une partie – qu’il faudrait conséquente au vu de nos ventes – des frais de production du magazine.

 

 

Le numéro 3 de Guerre Moderne ?

Pas assez de vente pour assurer la pérennité d’un magazine en kiosque, mais toujours le même constat sur la nécessité de construire un outil d’information sur les luttes et révolutions en cours et un support d’analyse des « guerres modernes » menées contre les populations.

Nous proposons donc à nos lecteurs et lectrices, à nos abonné•e•s, que nous remercions vivement pour leur indéfectible soutien, de poursuivre l’aventure en ligne, sur le site guerremoderne.com.

Nous entendons y proposer, à partir du 15 octobre et toutes les semaines, une sélection d’articles sur les luttes et leurs répressions, sur la guerre telle qu’elle se fait aujourd’hui, mais aussi des documents d’archives, des portfolios ou encore des analyses.

Nous souhaitons continuer à rémunérer des correspondants et des photographes, aux quatre coins du monde, et nous avons donc besoin de votre soutien pour proposer une information vérifiée et à la source, au cœur des luttes et des mobilisations, pour analyser et décrypter la guerre moderne et les nouvelles formes de la répression.

Vous pouvez souscrire un abonnement de soutien à Guerre Moderne ou faire un don via la plateforme HelloAsso.

En plus des articles publiés sur le site internet guerremoderne.com nous proposerons après le mois d’octobre des numéros du magazine aux formats électronique et imprimé, non plus en vente dans les kiosques, mais à la commande au numéro sur notre site et à la vente chez nos partenaires.

La fréquence de publication de ces numéros dépendant du nombre de nos abonné•e•s et soutiens, n’hésitez pas à nous aider à les financer.

– Faire un don (sur notre site | sur HelloAsso)
– Souscrire un abonnement de soutien*

 

L’équipe de Guerre Moderne

* Les personnes nous soutenant en souscrivant un abonnement de soutien ont un accès à tous nos contenus numériques (magazines et livres au format électronique).

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Où trouver les anciens numéros :
Vous êtes nombreux à nous écrire ou nous téléphoner pour nous demander l’un des deux premiers numéros, qui ne sont plus en kiosque depuis le mois de juillet. Nous proposerons bientôt la possibilité de commander ces deux premiers numéros imprimés, dont nous disposerons d’un stock (limité).

Si vous souhaitez nous soutenir, ils sont également toujours en vente sur notre site au format numérique.

 

CBD - La guerre aux fleurs

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